Publié à l'occasion de sa 70ème Conférence générale (Vienne, 14–18 septembre 2026), le Nuclear Technology Review 2026 de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dresse un panorama des avancées les plus significatives en matière de technologies nucléaires. Cette année, deux sujets sont consacrés à l'instrumentation. L'un d'eux met en avant les travaux de recherche en spectrométrie neutronique assistée par intelligence artificielle menés par le Laboratoire national Henri Becquerel (LNE-LNHB).
Une approche adaptée aux champs de rayonnement complexes
La force de cette approche ? Sa capacité à caractériser avec une grande précision les spectres de neutrons dans des champs de rayonnement complexes, où se mêlent neutrons rapides, neutrons thermiques et émissions photoniques intenses.
Pour démêler ces signaux et analyser des spectres neutroniques complexes, les chercheurs du laboratoire combinent plusieurs briques technologiques et méthodologiques :
- des scintillateurs organiques capables de discriminer les neutrons des photons ;
- une intelligence artificielle entraînée à la fois sur des données expérimentales et simulées ;
- des simulations Monte Carlo pour quantifier les incertitudes.
L'objectif : identifier des signatures spécifiques et, plus largement, restituer des spectres neutroniques plausibles, robustes et interprétables.
Au service de la métrologie des rayonnements ionisants
Déjà documentée dans plusieurs publications scientifiques, cette recherche contribue directement à la mission confiée par le LNE au Laboratoire national Henri Becquerel : le développement de nouveaux champs de rayonnement de référence, caractérisés avec précision.
Pour en savoir plus, consulter la section « Instrumentation », page 118 : Nuclear Technology Review 2026