Résumé de la thèse

Les horloges à réseau optique montrent des performances impressionnantes et sont en train de soulever la question de la redéfinition de la seconde. Dans ces systèmes, un laser ultra-stable est utilisé en tant qu'oscillateur local pour sonder des transitions optiques très étroites d'atomes neutres piégés dans un réseau optique. La stabilité ultime de ces dispositifs, déterminée par le nombre d'atomes interrogés à chaque cycle et évaluée à quelques 10-17/ √τ (où τ est le temps d'intégration), n’est actuellement pas atteinte et est limitée à quelques 10-16/ √τ par les fluctuations de phase du laser sonde. Si l’amélioration des cavités ultra-stables sur lesquels sont stabilisés les lasers sonde est largement étudiée, le LNE-SYRTE a opté pour une approche plus récente, dans laquelle la référence de fréquence utilisée est un trou brûlé spectral creusé dans un cristal dopé terres rares refroidi à température cryogénique (environ 4 K). Une stabilité court terme de quelques 10-18 pourrait alors être atteinte. Cette thèse décrit la construction de l’expérience et montre ensuite les résultats d’une étude spectroscopique à haute résolution sur des trous brûlés spectraux étroit (FWHM = 3,3 kHz) creusés dans le cristal d’europium 3+ :Y2SiO5. L’influence du cryostat à cycle fermé sur la stabilité des trous brûlés spectraux est notamment mise en évidence et diminuée. Enfin, une méthode d’asservissement originale basée sur une détection hétérodyne d’un trou brûlé spectral et un asservissement numérique via un FPGA qui permet de verrouiller le laser sur le sommet du trou brûlé spectral étroit est décrite et montre une stabilité court terme de quelques 10-14ce qui est un premier résultat encourageant pour la suite du projet.

Mots clés

métrologie des fréquences optiques, lasers ultra-stables, trous brûlés spectraux, spectroscopie à haute résolution, horloges à réseau optique, cryogénie