Résumé de la thèse
Les corrélations entre les degrés de liberté internes et externes des atomes neutres permettent d’atteindre une précision et une sensibilité de pointe dans les capteurs inertiels. Cette thèse présente les derniers développements réalisés sur le gravimètre absolu à atomes froids (CAG) du LTE, qui repose sur l’interférométrie d’états de moment via des transitions Raman dans un nuage d’atomes de 87Rb en chute libre. Les inhomogénéités d’intensité ont été identifiées comme étant la principale source de perte de contraste dans le CAG, et le rôle des interactions non résonantes induites par la géométrie contre-propagative des faisceaux Raman ont été mise en évidence.
Après optimisation du dispositif optique, le contraste de l’interféromètre s’est amélioré de près de 10 %, et les structures locales liées au champ ont été éliminées. Par ailleurs, des phases de biais ont été identifiées qui proviennent des variations d’intensité laser, principalement pendant l’impulsion miroir. Nous introduisons une méthode dynamique pour évaluer ces déphasages a alors été introduite pour généraliser l’approximation adiabatique classique. Cette approche permet de distinguer les déphasages dus aux processus à deux photons de ceux ayant une autre origine. Elle relie notamment la population d’états de moment indésirables à l’accumulation de phases non linéaires aux sorties de l’interféromètre.
Un biais systématique a été relevé dans la mesure de g, de l’ordre de 5×10−9 g, attribué aux inhomogénéités d’intensité, et la sensibilité a été évaluée à 20×10−9 g Hz−1/2.
Mots clés
interférométrie atomique, gravimètre, capteur inertiel, approximation adiabatique.
Texte intégral
Consulter la thèse (EN) : TEL-05450855